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Gestion des eaux de pluie

Des actions individuelles pour des avantages collectifs.

 

La gestion de l’eau figure parmi les pratiques environnementales les plus répandues. Elle est exercée à l’échelle du bassin versant d’un lac ou d’une rivière.

En milieu habité, elle consiste surtout à prémunir les cours d’eau contre les effets négatifs des activités humaines car celles-ci ne sont pas sans nuire à l’eau en affectant sa qualité et son aptitude à remplir différents usages.

 

 

croquis type amenagement eaux de pluie

Principe et objectifs

Le temps de concentration d’une goutte d’eau

L’imperméabilisation du sol, associée au développement urbain, diminue le temps que mettrait normalement une goutte d’eau à atteindre un cours d’eau. Ce délai est appelé temps de concentration. Plus ce temps est court, plus la rivière connait une augmentation brutale de son débit lorsqu’il pleut, ce qui engendre souvent l’érosion de ses berges et des inondations. Il en résulte généralement une baisse importante de la qualité de l’eau mais aussi de la qualité de vie.

A l’inverse, plus le temps de concentration est long, moins la rivière connait de soubresauts car une bonne partie de l’eau de pluie est captée et redistribuée par les milieux naturels (forêts, marais, marécages).

Pourquoi donc le faire ?

Comme des éponges, les milieux humides et les forêts absorbent une grande quantité d’eau de pluie qui est redistribuée sur le long terme pour la consommation des plantes, l’apport d’eau en période de sécheresse, l’infiltration vers les nappes d’eau souterraines ou l’évaporation. Le volume d’eau ainsi stocké ou évacué permet, quant à lui, de diminuer le débit de la rivière lors des crues, limitant ainsi l’érosion des berges et le transport de sédiments vers le cours d’eau.

Approche technique

Capter l’eau de pluie ? Oui, mais combien au fait ?
On sait qu’en limitant l’apport d’eau de pluie à la rivière, on s’assure de diminuer son débit en périodes de pointe. Toutefois, est-il réaliste de vouloir stocker toute l’eau de pluie qui transige sur un terrain résidentiel ? Cette façon de faire pourrait-elle devenir encombrante et coûter cher à un particulier ? Dans la région de Québec, chaque maison peut recevoir entre 2 et 5 mètres cubes d’eau lors d’une forte pluie, soit un volume d’environ 10 à 20 barils de récupération d’eau de pluie d’une capacité de 220 L (50 gallons). En fait, toute cette eau dans un jardin, ce n’est pas évident à écouler ! L’idéal, c’est encore d’évacuer l’eau vers le sol. Une tranchée remplie de pierres nettes et recouverte de terre noire où seront plantées des vivaces et des annuelles permettra le stockage d’une plus grande quantité d’eau de pluie. Aussi, un petit bassin (4m x 1.5m x 0.8m), isolé dans le fond du jardin et camouflé par la végétation, peut recueillir, à lui seul, toute l’eau laissée par le passage d’une grande tempête estivale comme celle d’Irène en 2012.

Combien ça coûte tout ça ?

Les coûts associés à la gestion domestique des eaux de pluie sont peu importants à condition de vouloir s’impliquer quelque peu soi-même dans sa mise en place. Qu’il s’agisse de 120$ pour un baril esthétique, de 1000$ pour l’excavation d’une tranchée ou de bien plus encore pour l’aménagement d’un bassin d’eau, chaque résident peut participer à cet effort collectif qui permettrait de limiter considérablement la dégradation des rivières et de la qualité de vie qu’elles procurent tout en minimisant les investissements couteux en infrastructures municipales. Si chacun y met du sien, la goutte d’eau ne fera plus déborder le vase !

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jardin drainant amenage

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