Le projet sédimentation du CBRCR

Qu’est-ce que les sédiments ? Les sédiments représentent une accumulation de particules dans l’eau, créant une couche d’apparence sableuse au fond des cours d’eau. Ils peuvent être des débris minéraux de source animale, terrigène (qui vient de la terre) ou bien orthochimique, des particules chimiques insolubles dans le bassin de sédimentation.

D’où cela provient ? La sédimentation provient de phénomènes naturels comme le vent ou l’eau. Toutefois, les présences anthropiques augmentent de façon inquiétante ces sédiments. La proximité de superficies cultivées ou de bandes riveraines sans végétation sont des facteurs contribuant à un apport supplémentaire de sédiments. Les végétaux qui étaient présents pour retenir le sol ne réalisent plus cette tâche et donc, lors d’averses, toute la terre ainsi que les autres matériaux dans le sol sont emportés directement dans les rivières ou les courants d’eau.

Pourquoi est-ce néfaste ? Ce phénomène est naturel, cependant lorsqu’il y a une forte quantité de sédiments dans l’eau, il entraine plusieurs conséquences pour l’environnement. En effet, la présence de ces fines particules augmente la turbidité et la température dans l’eau. De plus, elles diminuent la concentration en oxygène dissous et elles peuvent se « coller » aux œufs de poissons en les privant d’oxygène, ce qui résulte à leur mort. Finalement, les sédiments ont une bonne capacité d’absorption de certains contaminants ce qui augmente leur concentration dans l’eau.

Le projet du CBRCR

L’équipe du CBRCR a remarqué l’an passé que certains cours d’eau avaient une quantité très élevée de sédiments dans les zones agricoles et industrielles. Le projet de sédiments consiste à caractériser l’origine des sédiments pour comprendre d’où proviennent les particules. Pour ce faire, un protocole rigoureux a été créé. Il y a notamment des observations sur l’érosion, la turbidité de l’eau et sur la présence de structures anthropiques. Ainsi, avec ces résultats nous serons en mesure de diagnostiquer les différentes problématiques de ces sous-bassins et améliorer la qualité de l’eau dans le bassin de la rivière du Cap Rouge.

Assemblée annuelle 2020

Chers membres du Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge,

Vous êtes cordialement invités à l’assemblée annuelle du CBRCR qui aura lieu le 18 juin. Cette année, l’assemblée sera virtuelle et tout aussi intéressante qu’à l’habitude ! En début de séance, Mme Sylvie Verreault, conseillère en environnement à la Ville de Québec, présentera un état de situation quant à la décontamination des réseaux d’égouts pluviaux de l’agglomération de Québec.

À noter que seulement nos membres en règle pourront assister à cet événement, assurez-vous de renouveler votre abonnement en cliquant ici.

L’assemblée se déroulera sur la plateforme Zoom, les instructions sur l’utilisation vous seront communiquées quelques jours avant l’événement.

Au plaisir,

L’équipe du CBRCR

Nos conseils pendant la période estivale

C’est dans la période estivale, avec des températures plus chaudes qu’à l’habitude, que nous constatons que l’eau est une ressource très précieuse et que sa quantité est plus limitée que nous le pensons.

Pour vous aider à économiser l’eau potable, voici quelques trucs ;

  • Placez un pichet d’eau prête à boire dans le frigidaire pour que celle-ci soit déjà fraiche  Mettre un objet dans le réservoir de la toilette pour réduire l’eau chassée
  • Réutilisez l’eau de cuisson des légumes et des pâtes pour arroser les plantes
  • Utilisez des pots et des cache-pots de couleur claire pour vos plantes, cela diminue la vitesse d’assèchement de la terre
  • Laisser pousser votre gazon plus long, entre 8 à 10 cm l’été, il retiendra plus d’humidité et aura une meilleure apparence
  • Imprimer vos documents recto verso, une tonne de papier nécessite plus de 26 000 litres d’eau !

Surtout, parlez-en à vos proches, vous pourrez multiplier votre impact concernant la réduction de consommation d’eau potable!

Photo : MaxPixel

En avant pour une 5e édition contre la berce du Caucase !

Pour les employés du Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR), l’arrivée de l’été rime avec berce du Caucase à arracher.

Cette année encore et pour la 5e année consécutive, l’équipe du CBRCR procédera à l’éradication de la berce du Caucase sur l’ensemble du bassin versant de la rivière du Cap Rouge à compter de la fin du mois de mai.

Rappelons-le, la berce du Caucase est une plante exotique envahissante introduite par des activités d’horticulture ornementale. Depuis maintenant une dizaine d’années, elle colonise les berges de la rivière du Cap Rouge, mais également celles de certains de ses affluents. Pour éviter une perte de biodiversité dans la bande riveraine, mais aussi pour le problème de sécurité sanitaire qu’elle représente à cause des brûlures qu’elle peut occasionner, son éradication est primordiale. En effet, le simple contact avec sa sève combiné à l’exposition à la lumière entraîne des dermatites de la peau pouvant parfois être sévères. Il importe de demeurer vigilant et d’éviter tout contact direct avec la plante.

C’est donc avec la collaboration de la Ville de Québec et celle de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, sans oublier le financement du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), que le CBRCR prolonge ces efforts de lutte à cette plante indésirable pour deux années supplémentaires.

Mentionnons tout de même que depuis le lancement de la campagne en 2015, c’est plus de 121 000 plants qui ont été arrachés sur l’ensemble du bassin versant.

Le travail se poursuit !

Gestion des eaux usées

La surverse des eaux usées est un problème actuel et important;
Dans les villes, il y a présence de plus en plus d’espaces dits «imperméables», des surfaces qui ne laissent pas l’eau s’infiltrer (parking, routes, etc). Lors de fortes averses, toutes les gouttes qui se déversent sur ces infrastructures ruissellent jusque dans les égouts et donc, dans les systèmes de traitement d’eau usées. Ces systèmes ont une capacité maximale et lorsque celle-ci est dépassée, les eaux usées sont rejetées dans l’environnement, ce phénomène est communément appelé une surverse. Pour limiter les dégâts lors des surverses, voici quelques initiatives à prendre, pensée par Lauréanne Daneau, directrice au Conseil régional de l’environnement Mauricie.

Photo : GAMM VERT

  • Ne jeter aucun objet solide dans les toilettes (condoms, applicateurs à tampon, lingettes humides, etc.).. Lors de surverses, ces objets vont directement dans la nature
  • Économiser l’eau ; Prendre de douches plus courtes, laver la vaisselle à la main, effectuer des corvées de lessives rentables
  • Diriger l’eau de pluie de vos gouttières vers des végétaux. Autrement, l’eau de pluie se retrouve dans les conduites pluviales
  • Planter des arbres, arbuste et potager en ville pour augmenter le couvert végétal
  • S’assurer plomberie à la maison (clapet anti-retour) fonctionne bien

Conseil environnemental

C’est la saison des feuilles mortes sur votre terrain et vous ne savez pas quoi faire de celles-ci ? On vous recommande de les laisser au sol !

Selon Conservation de la nature Canada, les feuilles apportent beaucoup de bénéfices pour la faune. Le tapis de feuilles mortes constitue une couche de protection de plus pour les animaux qui hibernent comme les grenouilles et une majorité de pollinisateurs. De plus, cela peut favoriser la biodiversité votre terrain! Finalement, selon le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), les feuilles d’érable et de chêne, lorsqu’elles sont broyées, agissent comme herbicide pour vos mauvaises herbes.

Rapport sur la qualité de l’eau de la rivière du Cap Rouge (2011-2017)

Depuis 2005, le CBRCR effectue un échantillonnage de la qualité de l’eau sur la rivière du Cap Rouge et de ses tributaires.

Un premier rapport était sorti en 2011 afin d’en présenter les résultats. Depuis, le travail sur le terrain a continué et aujourd’hui, un second rapport portant sur l’échantillonnage effectué de 2011 à 2017 est sorti. Vous pouvez cliquer sur ce lien pour en découvrir le contenu!

Mémoire dans le cadre du projet « Rêvons nos rivières »

Dans la foulé des démarches de consultation publique relatives au projet Rêvons nos rivières, initié en 2016 par la Ville de Québec, et en prévision d’une éventuelle consultation des organismes partenaires de la Ville de Québec, le CBRCR et les membres de son conseil d’administration ont jugé opportun de produire et déposer un mémoire consacré à alimenter la révision du plan de mise en valeur de la rivière.

Cliquez sur ce lien pour le consulter.

Notre rivière : faites-en notre fierté !

Il est arrivé !

Le CBRCR est ravi de vous présenter son nouveau dépliant « Notre rivière : Faites-en votre fierté ! ». Il est le résultat d’une entente avec la ville de Québec visant à sensibiliser les citoyens aux divers enjeux reliés à la rivière du Cap Rouge. Ce dépliant expose le fonctionnement de la rivière en rappelant le rôle du cycle de l’eau et l’importance de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant. Il permet également de s’informer sur les bonnes pratiques à adopter en matière de gestion des eaux de pluie. Finalement, il dresse un portrait de la qualité de l’eau de la rivière en fonction de l’occupation du territoire.

Vous pouvez vous procurer un exemplaire en nous contactant ou en le téléchargeant en cliquant sur ce lien.

Notre rivière : faites-en votre fierté !