2019 à 2020 – Sensibilisation des producteurs et lutte intégrée à l’agrile du frêne dans le bassin versant de la rivière Cap-rouge

Objectifs

    • Localiser les secteurs ayant une forte concentration de frênes, qui sont donc considérés à risque, particulièrement dans les bandes riveraines, comme celles de la rivière du Cap Rouge et dans les haies brise-vents ;
    • Sensibiliser et outiller les producteurs agricoles situés dans les zones à forte concentration de frêne aux dommages causés par l’agrile du frêne et à l’importance de faire un suivi des arbres ;
    • Proposer des stratégies aux producteurs agricoles ayant subi la perte de frêne sur leur propriété afin de limiter les effets négatifs engendrés ;
    • Réaliser le dépistage de l’agrile du frêne dans plusieurs secteurs de la Capitale-Nationale.

Résumé du projet

L’agrile du frêne est un insecte ravageur qui s’attaque particulièrement à tous les espèces de genre fraxinus, dont le frêne blanc (frêne d’Amérique), espèce communément retrouvée au Québec. Comme la région de la Ville de Québec dénombre une grande quantité de frêne sur son territoire, l’insecte est une réelle menace pour le couvert forestier de la région, autant pour les secteurs en périphéries comme les milieux agricoles, que pour les secteurs urbains.

Une douzaine d’activités de sensibilisation ont été offertes aux intervenants dans le milieu agricole de toutes les MRC de la Capitale-Nationale. Des accompagnements et des sorties terrains personnalisés ont aussi eu lieu dans des cas où les producteurs avaient une forte concentration de frêne sur leur propriété.

Des activités de dépistages ont eu lieu durant deux saisons, telles que l’installation de piège destinés à capturer des agriles adultes afin d’en tenir un inventaire ainsi qu’un suivi rigoureux de la santé des frênes situés dans des zones à risque. Pendant la première année du projet, en 2019, 10 pièges ont été installés dans la MRC de Portneuf et 3 à Québec. L’année suivante, c’est 14 pièges qui ont été posés sur l’île d’Orléans, réparties un peu partout sur l’île. Aucun agrile n’a été détecté durant ces deux années d’observations, cependant, un suivi et la vigilance reste de mise.

Partenaires

Ce projet a été réalisé en partenariat avec le CERFO (Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy Inc.), le Programme Prime-vert du MAPAQ, le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE), Communauté Métropolitaine de Québec (CMQ), la Ville de Québec.

Le partage de l’information n’aurait pu être possible sans la collaboration de plusieurs acteurs du milieu agricole, notamment l’Union des Producteurs agricoles de la région de la Capitale-Nationale (UPA), les MRC de Portneuf, de la Côte-de-Beaupré et de l’île d’Orléans, ainsi que plusieurs organismes de bassin versant : la CAPSA, les OBV de Charlevoix-Montmorency et de la Capitale.

Lien avec le Plan Directeur de l'eau (PDE)

Problématiques associées

2009 – Suivi de l’érosion des rives de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Brosser un portrait complet des rives de la rivière du Cap Rouge ;
    • Identifier les nouveaux foyers d’érosion ;
    • Cibler les segments problématiques qui nécessitent une attention particulière ou une intervention prioritaire.
Érosion-2009

Résumé du projet

Une visite de terrain a eu lieu à trois reprises sur une portion spécifique de la rivière du Cap Rouge, soit entre le seuil situé en amont du Boulevard Wilfrid-Hamel et le pont de la rue St-Félix, situé à l’embouchure du cours d’eau.  Lors de ces visites, une inspection complète des rives a été effectuée dans le but d’identifier les nouveaux foyers d’érosion.  Pour chaque nouveau foyer, les informations suivantes ont été notées :

    • La longueur de la rive érodée (m) ;
    • La présence d’arbres en péril ;
    • La présence d’éléments bâtis menacés (clôture, cabanon, maison, etc.) ;
    • Le positionnement GPS des segments, avec une précision inférieure au mètre ;
    • Les photographies de tous les segments.

La présence d’obstacles à l’écoulement a également été notée et une classe de priorité d’interventions de 1 à 3, la classe 1 étant celle nécessitant une intervention à très court terme, a été attribuée à chacun des nouveaux foyers d’érosion. Différentes cartes et tableaux ont alors permis d’identifier 81 segments de rives en érosion pour un total de 3 772 mètres.  Les résultats démontrent que les foyers d’érosion les plus importants sont situés sur l’ancien territoire de la municipalité de Ste-Foy bien que certains sur l’ancien territoire de la ville de Cap Rouge soient aussi prioritaires.  Certains segments sont considérés comme stables tandis que d’autres s’aggravent et méritent une attention particulière.

Finalement, selon les recommandations émises, les segments les plus problématiques devraient être rapidement stabilisés, puisqu’ils menacent la pérennité d’éléments bâtis, les arbres tombés dans la rivière seront coupés afin d’éviter le risque de formation d’embâcles et un suivi annuel devrait être effectué pour les segments moins prioritaires afin de s’assurer que les problèmes d’érosion ne s’aggravent pas.

Partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec la ville de Québec et la firme d’éco ingénierie Écogénie.

Lien avec le Plan Directeur de l'eau (PDE)

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