2020 – Diagnostic environnemental des boisés riverains du secteur Jules-Verne

Objectifs

    • Réaliser un diagnostic environnemental complet des boisés riverains restants du secteur Jules-Verne.
    • Faire une typologie des problématiques environnementales présentes dans les boisés riverains du secteur Jules-Verne.
    • Proposer des recommandations en fonction des résultats et des conclusions sur les boisés étudiés.

Résumé du projet

À la suite d’une révision du Schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Québec (SADAQ), les boisés riverains du secteur de l’avenue Jules-Verne ont laissé place à des commerces et des industries ce qui a occasionné certaines problématiques observées par le CBRCR en 2018. Notamment une déforestation afin de construire de nouveaux commerces, la présence de remblais ainsi que l’installation de colonies de plantes exotiques envahissantes. De plus, des milieux écologiques d’intérêts se sont dégradés depuis et la présence de rejets anormaux et de déchets a été observée dans les fossés.

En 2020 le CBRCR a pu réaliser un diagnostic environnemental des boisés riverains restants du secteur Jules-Verne ainsi que de recenser les problématiques sur le terrain. Les 8 lots occupant l’espace entre Jules-Verne et la rivière du Cap Rouge ont été parcourus afin d’observer l’état des milieux naturels longeant la rivière. Le projet avait pour but de bien documenter l’influence que les constructions pourraient avoir sur de possibles problématiques observée sur le territoire. Un ordre de priorité d’action sur les lots a été mis en place à l’aide de la base de données regroupant toutes les observations et analyses recueillies durant l’étude. Un étang de dimension importante avait été observé et identifié comme occupant un ancien chenal de la rivière. 

Le CBRCR envisage de proposer à la Ville une stratégie de communication pour sensibiliser les entreprises à la protection de la portion naturelle restante de leur propriété et préparer le terrain pour des actions de nettoyage des berges et de reboisement. Ces actions pourraient s’inscrire dans un futur projet collectif de restauration écologique et de mise en valeur des rives. Or, ce projet ne peut qu’être bénéfique pour l’image de ces entreprises et pour l’amélioration de l’environnement immédiat des commerces, où clients et employés sont inévitablement appelés à circuler.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge CBRCR – Plan d’action 2020.

Orientation : Contribuer à la protection de l’environnement et à la préservation de la biodiversité.

Objectif 6 : Promouvoir la protection, la restauration et la mise en valeur des milieux naturels.

Action 6.1 – Alimenter le portrait du bassin versant selon l’évolution des informations disponibles sur les milieux naturels.

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 2A : Assurer la conservation des milieux naturels sur le territoire

Action 2 Aa — Identifier les milieux naturels d’intérêt et mettre en place des mesures pour assurer leur protection

Action 2Ae — Inventorier ou caractériser les milieux humides dans les secteurs en voie de s’urbaniser

Orientation 2B : Améliorer les connaissances sur les milieux humides et hydriques du territoire

Action 2Ba — Mettre à jour l’inventaire et la cartographie des milieux humides sur le territoire

Action 2Bf-Identifier des sites potentiels pour recréer ou restaurer des milieux humides et riverains

Orientation 2F : Limiter l’imperméabilisation dans les bassins versants vulnérables et lutter contre l’imperméabilisation des sols et ses effets dans les bassins versants plus fortement touchés

Action 2Fa — Documenter l’imperméabilisation des sols et ses effets sur les milieux humides et hydriques

Partenaires

La Ville de Québec est le partenaire financier principal de ce projet.

Publications associées

Rapport confidentiel pour cause de données personnelles.

2019 à 2020 – Sensibilisation des producteurs et lutte intégrée à l’agrile du frêne dans le bassin versant de la rivière Cap-rouge

Objectifs

    • Localiser les secteurs ayant une forte concentration de frênes, qui sont donc considérés à risque, particulièrement dans les bandes riveraines, comme celles de la rivière du Cap Rouge et dans les haies brise-vents ;
    • Sensibiliser et outiller les producteurs agricoles situés dans les zones à forte concentration de frêne aux dommages causés par l’agrile du frêne et à l’importance de faire un suivi des arbres ;
    • Proposer des stratégies aux producteurs agricoles ayant subi la perte de frêne sur leur propriété afin de limiter les effets négatifs engendrés ;
    • Réaliser le dépistage de l’agrile du frêne dans plusieurs secteurs de la Capitale-Nationale.

Résumé du projet

L’agrile du frêne est un insecte ravageur qui s’attaque particulièrement à tous les espèces de genre fraxinus, dont le frêne blanc (frêne d’Amérique), espèce communément retrouvée au Québec. Comme la région de la Ville de Québec dénombre une grande quantité de frêne sur son territoire, l’insecte est une réelle menace pour le couvert forestier de la région, autant pour les secteurs en périphéries comme les milieux agricoles, que pour les secteurs urbains.

Une douzaine d’activités de sensibilisation ont été offertes aux intervenants dans le milieu agricole de toutes les MRC de la Capitale-Nationale. Des accompagnements et des sorties terrains personnalisés ont aussi eu lieu dans des cas où les producteurs avaient une forte concentration de frêne sur leur propriété.

Des activités de dépistages ont eu lieu durant deux saisons, telles que l’installation de piège destinés à capturer des agriles adultes afin d’en tenir un inventaire ainsi qu’un suivi rigoureux de la santé des frênes situés dans des zones à risque. Pendant la première année du projet, en 2019, 10 pièges ont été installés dans la MRC de Portneuf et 3 à Québec. L’année suivante, c’est 14 pièges qui ont été posés sur l’île d’Orléans, réparties un peu partout sur l’île. Aucun agrile n’a été détecté durant ces deux années d’observations, cependant, un suivi et la vigilance reste de mise.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2020).

Orientation stratégique : Concerter et mobiliser les acteurs de l’eau.

Objectif 4 : Promouvoir de saines pratiques de protection de l’eau auprès des principaux acteurs de l’eau.

Action 4.3 – Informer et mobiliser les producteurs agricoles pour l’application de saines pratiques à l’égard des cours d’eau sur leur(s) propriété(s). Sensibilisation des producteurs sur l’agrile du frêne.

Le Plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBVC).

Orientation 1A : Réduire la concentration en coliformes fécaux dans les cours d’eau et lacs problématiques du territoire.

Action 1Aj – Mettre en place des pratiques culturales respectueuses de l’environnement là où le besoin s’en fait sentir et réfléchir sur les modes de production agricole à privilégier dans une optique de protection des cours d’eau et des nappes phréatiques.

Informer et mobiliser les producteurs agricoles du bassin versant de la rivière du Cap Rouge pour l’application de saines pratiques à l’égard des cours d’eau sur leur(s) propriété(s), et, le cas échéant, les accompagner pour la réalisation de travaux correcteurs.

Partenaires

Ce projet a été réalisé en partenariat avec le CERFO (Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy Inc.), le Programme Prime-vert du MAPAQ, le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE), Communauté Métropolitaine de Québec (CMQ), la Ville de Québec.

Le partage de l’information n’aurait pu être possible sans la collaboration de plusieurs acteurs du milieu agricole, notamment l’Union des Producteurs agricoles de la région de la Capitale-Nationale (UPA), les MRC de Portneuf, de la Côte-de-Beaupré et de l’île d’Orléans, ainsi que plusieurs organismes de bassin versant : la CAPSA, les OBV de Charlevoix-Montmorency et de la Capitale.

2019 – Suivi de la qualité de l’eau de la rivière du Cap Rouge : Compilation des données de 2005 à 2017

Objectifs

    • Caractériser la variabilité spatiale de la qualité de l’eau de l’amont vers l’aval de la rivière du Cap Rouge en fonction de l’occupation du sol.
    • Caractériser la variabilité temporelle de la qualité de l’eau de la rivière du Cap Rouge.
    • Caractériser la qualité de l’eau par rapport aux usages de l’eau suivants : protection de la vie aquatique, prévention de la contamination des organismes aquatiques, protection des activités récréatives et de l’esthétique.
    • Formuler des recommandations par rapport au programme de suivi.

Résumé du projet

Ce suivi a été réalisé lors de la période libre de glace (avril-décembre) et vise à détailler la variabilité de divers paramètres mesurables liés à la qualité de l’eau dans le but de déterminer les paramètres qui pourraient être problématiques et qui représentent un risque pour les activités en lien avec la rivière. Les différents indicateurs observés sont la turbidité, le pH, la conductivité, les matières en suspension, les nutriments, la présence de coliformes fécaux et finalement les métaux.

À la suite de la récolte des données in situ par le CBRCR, la compagnie Norda-Stelo a été mandatée afin d’analyser les données et d’émettre des recommandations quant à l’échantillonnage. En tout 1 026 échantillons ont été récoltés entre 2005 et 2017 afin de suivre la qualité de l’eau. Les données ont été analysés à l’aide de logiciel et de tests statistiques.

Comme le projet s’est réalisé sur plusieurs années, à travers le temps certains indicateurs ont été abandonnés, car ils ne démontraient pas un réel intérêt et par souci de diminution des coûts, une révision et priorisation des indicateurs s’est faite.

Certaines recommandations ont été apportées au CBRCR par Norda Stelo Inc. afin d’assurer une homogénéité des données et un processus qui perdure dans le temps dans le but d’avoir des données le plus claires et précises possibles.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter notre page sur la qualité de l’eau de la rivière.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2019).

Orientation stratégique : Parfaire la connaissance du bassin versant de la rivière du Cap Rouge.

Objectif 2 : Acquérir de l’information concernant le bassin versant.

Action 2.1 – Qualifier l’eau de la rivière.

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés

Action 1Dh- Documenter les apports en sédiments vers les lacs et cours d’eau.

Orientation 1G : Acquérir, actualiser et rendre accessibles les données de qualité de l’eau sur les lacs et cours d’eau du territoire.

Action 1Ga- Mettre en place ou poursuivre les suivis de la qualité de l’eau ou les enquêtes pour documenter les sources de contamination des lacs et des cours d’eau du territoire.

Partenaires

Le CBRCR a engagé la firme de génie-conseil Norda Stelo Inc. pour la rédaction d’un rapport d’interprétation des résultats des suivis, réalisés depuis novembre 2005, en collaboration avec le Service de l’Environnement de la Ville de Québec.

2019 – Caractérisation des fossés de voies publiques

Objectifs

    • Présenter un portrait de l’état des fossés des voies publiques afin de proposer des aménagements permettant de diminuer l’apport sédimentaire des fossés dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge.
    • Constituer une base de données colligeant toutes les informations sur les problématiques rencontrées.

Résumé du projet

Les fossés en bordure de routes jouent un rôle non négligeable en ce qui a trait à la captation de sédiments qui pourraient être entraînés par les eaux pluviales directement dans des tributaires de la rivière du Cap Rouge. Ce projet a permis de réaliser un portrait des problématiques pouvant altérer la santé des cours d’eau du bassin versant.

Plusieurs éléments essentiels étaient relevés, tels que le sens de l’écoulement, l’existence ou non d’un lien entre le fossé et un milieu humide ou hydrique, le pourcentage de recouvrement du sol par la végétation, etc. Un indice d’érosion a aussi été fait afin de pouvoir classer les fossés en ordre d’importance et d’urgence d’action à porter. Ensuite, les données recueillies ont été compilées dans une base de données géoréférencée afin qu’elles soient accessibles et facilement utilisables.

Des recommandations ont été faites sur certains fossés pour diminuer leur incidence sur la dégradation des cours d’eau du bassin versant. Sur une note générale, il a été recommandé d’utiliser la méthode du tiers inférieur pour l’entretien par les municipalités, mais de voir aussi à l’ajout d’infrastructures favorisant la décantation des sédiments et le ralentissement des débits d’écoulements (dans certains cas seulement), comme des seuils, des aires de biorétention et finalement la stabilisation de certains fossés.

En conclusion, cette caractérisation a pour but de proposer des améliorations de techniques d’entretien ou encore de la mise en place d’aménagements visant à améliorer la qualité de l’eau qui s’écoulera vers la rivière.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2019).

Orientation stratégique : Concerter et mobiliser les acteurs de l’eau.

Objectif 5 : Promouvoir la restauration et la mise en valeur des propriétés municipales riveraines.

Actions 5.3 – Caractériser les fossés municipaux.

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés

Action 1Dd — Favoriser le maintien de la végétation dans les fossés en bordure des rues et utiliser des méthodes d’entretien écologique (par exemple la méthode du tiers inférieur).

Action 1 Dh — Documenter les apports en sédiments vers les lacs et cours d’eau.

Orientation 1G : Acquérir, actualiser et rendre accessibles les données de qualité de l’eau sur les lacs et cours d’eau du territoire

Action 1 Ga — Mettre en place ou poursuivre les suivis de la qualité de l’eau ou les enquêtes pour documenter les sources de contamination des lacs et des cours d’eau du territoire

Partenaires

La Ville de Québec est le partenaire financier principal de ce projet.

2019 – Caractérisation du milieu hydrique du bassin versant de la rivière du Cap-rouge

Objectifs

    • Caractériser les secteurs de propagation des espèces floristiques exotiques envahissantes.
    • Caractériser les obstacles à la libre circulation du poisson.
    • Caractériser les zones de sédimentation problématiques en lien avec le libre écoulement de l’eau et les enjeux de sécurité publique.

Résumé du projet

La caractérisation du milieu hydrique s’est effectuée sur deux périodes estivales, soit 2018 et 2019. En ce qui concerne les plantes exotiques envahissantes (PEE), chaque espèce trouvée a été identifiée, photographiée et géoréférencée. Au total, 10 espèces de PEE ont été recensées sur le territoire, sur plus de 320 sites différents. Notamment, la consoude officinale, qui est aussi présente en zone agricole qu’urbaine, se retrouve en tête de liste avec une présence observable sur 241 des 320 sites.

Les obstacles à la libre circulation du poisson ont été identifiés et répartis dans différentes catégories (mineur, majeur et infranchissable) afin de distinguer l’ampleur qu’ils ont sur la circulation des différentes espèces de poissons se retrouvant dans les cours d’eau du bassin versant de la rivière du Cap Rouge. En tout, 62 obstacles ont été observés dont 37 sont considérés comme étant naturels. La majorité des obstacles ont un impact mineur à l’exception de 17 cas, qui eux ont un impact important, 3 cas sont jugés comme majeurs et finalement 2 cas sont infranchissables.

Toutes les zones de sédimentation observables ont été localisées à l’aide d’un GPS, la superficie et la profondeur ont été estimées, puis finalement le type de sédiment (substrat de roche, de galet, de gravier, de sable ou de limon/argile) a été noté. Lors de la caractérisation, 91 sites de sédimentation ont été identifiés. Des classes de superficies ont été utilisées afin de bien classer les sites selon leur superficie. Deux sites se sont démarqués avec une superficie estimée à environ 40m2, ils peuvent être considérés comme des îlots étant donné la végétation herbacée qui y était présente. Toutefois, la majorité des sites se retrouve dans la classe de superficie entre 6 et 10 m2.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2019).

Orientation stratégique : Parfaire la connaissance du bassin versant de la rivière du Cap Rouge.

Objectif 2 : Acquérir de l’information concernant le bassin versant.

Action 2.3 – Caractériser les milieux hydriques au sein du bassin versant (rivière et tributaires).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbé.

Action 1Dh – Documenter les apports en sédiments vers les lacs et cours d’eau.

Orientation 1G : Acquérir, actualiser et rendre accessibles les données de qualité de l’eau sur les lacs et cours d’eau du territoire.

Action 1Ga – Mettre en place ou poursuivre les suivis de la qualité de l’eau ou les enquêtes pour documenter les sources de contamination des lacs et des cours d’eau du territoire.

Orientation 2C : Conserver l’intégrité des milieux hydriques et limiter les impacts des activités humaines sur ceux-ci.

Action 2Cb – Maintenir à jour la caractérisation des rives des lacs et cours d’eau du territoire.

Orientation 2E : Favoriser la libre circulation des poissons.

Action 2Ea – Selon les opportunités, dresser un inventaire et une caractérisation des obstacles à la libre circulation des poissons dans les cours d’eau du territoire.

Partenaires

La Ville de Québec est le partenaire financier principal de ce projet.

2019 – Caractérisation des berges en zone agricole dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

Réaliser un portrait de l’état des berges et des talus des berges en milieu agricole le long de la rivière du Cap Rouge et sur certains de ses tributaires.

Résumé du projet

Les berges sont des éléments cruciaux dans le bilan de santé des cours d’eau, car leur caractérisation donne des indications sur l’état de la santé de la rivière notamment par le potentiel d’apport en sédiments dans l’eau, l’érosion présente, la perte d’habitat potentiel et la dégradation globale des écosystèmes. La bande riveraine agit comme une zone tampon entre le milieu terrestre et le milieu aquatique. Sans elle, les eaux pluviales s’écoulent directement dans l’eau, pouvant créer une érosion qui entraine beaucoup de sédiments sur son passage, menant à une perte de terrain potentielle et une fragilisation du terrain pouvant mettre des infrastructures en péril.

Le CBRCR a donc été mandaté par la Ville de Québec pour caractériser les berges du bassin versant se retrouvant en zone agricole. La méthode de travail élaborée par l’équipe terrain consistait à remonter le cours d’eau tout en remplissant des fiches terrain réalisées préalablement. Parmi les éléments notés, il y avait la végétation présente sur la rive et sa densité, les possibles obstacles au libre écoulement de l’eau et finalement la présence d’érosion, son type (ravinement, sapement de pied, …), son ampleur (faible, moyenne ou forte) et si elle représentait un danger pour des infrastructures à proximité.

En conclusion, 434 sites d’érosions ont été comptabilisés avec présence de 5 différents types d’érosion sur X km de cours d’eau parcouru. Parmi ceux-ci, 57,1 % des sites se retrouvent avec un type appelé sapement de pied, 20 % avec de l’érosion latérale, 15 % avec un décrochement vertical de la paroi, 7,1 % avec du ruissellement et finalement 0,7 % avec un affaissement. Plus de la moitié des sites observés avaient une bande riveraine inférieure à 3 mètres et un peu plus de 200 sites avaient une faible densité (0-25 %) de végétation présente sur le terrain. Le rapport conclue que la situation n’était pas catastrophique, mais qu’un effort de végétalisation des berges en zone agricole améliorerait l’état et l’efficacité des bandes riveraines.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2019).

Orientation stratégique : Parfaire la connaissance du bassin versant de la rivière du Cap Rouge.

Objectif 2 : Acquérir de l’information concernant le bassin versant.

Action 2.3 – Caractériser les milieux hydriques au sein du bassin versant (rivière et tributaires).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés.

Action 1Dh – Documenter les apports en sédiments vers les lacs et cours d’eau.

Orientation 2A : Assurer la protection et la conservation des milieux naturels sur le territoire.

Action 2Ac- Sensibiliser les propriétaires des milieux naturels à l’adoption de mesures de conservation volontaire.

Orientation 2C : Maintenir ou restaurer l’intégrité des écosystèmes aquatiques et riverains et limiter les impacts des activités humaines sur ceux-ci.

Action 2Cj- Sensibiliser les citoyens à l’importance des écosystèmes aquatiques et riverains et aux bonnes pratiques visant à limiter l’impact de leurs activités sur ceux-ci.

Action 2Ck- Acquérir les connaissances nécessaires à la planification d’interventions en la matière.

Partenaires

La Ville de Québec est le partenaire financier principal de ce projet.

2014 – Caractérisation des berges de la rivière Cap Rouge et de ses tributaires

Objectifs

    • Dresser le bilan de la caractérisation des berges et des talus, réalisé entre 2012 et 2013, sur les terrains privés en bordure de la rivière dans le secteur urbain.
    • Deux orientations d’études étaient ciblées, notamment l’ampleur de l’érosion et la détermination d’un indice de priorité d’intervention pour chaque propriété.

Résumé du projet

Le CBRCR a réalisé une caractérisation des berges de la rivière du Cap Rouge et de ses tributaires. Ce projet a débuté en mai 2012 et s’est déroulé sur trois ans. L’année 2012 a été consacrée à la caractérisation de l’érosion des berges des lots riverains privés, et ce, dans le secteur urbain du bassin versant. La seconde année a ciblé la caractérisation de certains tributaires de la rivière, afin d’alimenter les connaissances du réseau hydrographique de la rivière dans certains secteurs.

Les lots visés étaient en milieu urbain. Plusieurs aspects ont été observés tels que la morphologie du site, les obstacles à l’écoulement, l’ampleur de l’érosion et les diverses caractéristiques des rives. Ces aspects ont par la suite été analysés afin d’établir des classes de priorité d’intervention, selon les terrains. L’ampleur globale de l’érosion était classée de nulle à forte et les niveaux de priorités d’interventions étaient classés de 1 à 5, la classe 1 étant celle nécessitant une intervention rapide et la classe 5 étant celle ne comportant aucune problématique.

La première année, 139 propriétés privées furent analysées. Les équipes déterminaient les points les plus en aval et en amont de chacun des terrains et pouvaient ensuite remplir les fiches par une analyse visuelle des berges. En 2013, le CBRCR s’est attardé à 57 lots supplémentaires se trouvant le long des berges de 5 tributaires de la rivière du Cap Rouge.

Finalement, ce projet a permis de constater que le long de la rivière et de certains de ses tributaires, les cas d’érosions pouvant s’y retrouver n’étaient pas critiques. Sur la rivière, plus de 50 % des lots observés ne présentaient pas d’érosion ou en présentaient très faiblement, seulement 11 % en présentaient modérément. Dans les sections des tributaires, on pouvait observer une érosion plus importante. Toutefois, comme l’érosion peut être le résultat de nombreux facteurs, la situation n’était pas jugée critique non plus. La plupart des lots qui semblaient subir de l’érosion étaient situés sur d’anciennes friches, expliquant l’absence ou l’inefficacité d’une bande riveraine.

À la suite de ces résultats, les principales recommandations émises consistaient à entamer une démarche de sensibilisation auprès des propriétaires à l’égard de l’entretien de leurs berges et à mettre de l’avant l’entretien de la végétation arborescente.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2014).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés.

Action  1Dg – Procéder à la stabilisation de berges lorsque la sécurité des personnes ou des biens est compromise et pour toute intervention de contrôle de l’érosion en berge, privilégier les méthodes de stabilisation végétales.

Action 1Dh – Documenter les apports en sédiments vers les lacs et cours d’eau.

Partenaires

La Ville de Québec est le partenaire financier principal de ce projet.

Publications associées

Rapport confidentiel pour cause de données personnelles.

2014 – Caractérisation de six espèces exotiques envahissantes dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Identifier et localiser les espèces de plantes exotiques envahissantes présentent dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge pour compléter les données du MAPAQ ;
    • Réaliser un portrait détaillé des espèces exotiques envahissantes dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge.

Résumé du projet

Les plantes exotiques envahissantes réussissent à bien s’installer au sein de la flore indigène du Québec, notamment dû aux manques de compétitions végétales qu’elles ont habituellement dans leur habitat d’origine. Cela leur permet donc de proliférer plus rapidement que les espèces floristiques indigènes qui doivent compétitionner contre toutes sortes de prédateurs animal, végétal, etc. Elles deviennent souvent extrêmement difficiles à éradiquer, voire à contrôler.

Le CBRCR a eu l’opportunité de recenser les espèces de plantes exotiques envahissantes présentent sur son territoire pour compléter les connaissances du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Différents sites à travers le vaste bassin versant de la rivière du Cap Rouge ont été inspectés. Les plantes exotiques envahissantes repérées ont été comptabilisées dans des fiches de données terrain et géolocalisées à l’aide de GPS. Des repères ont été donnés pour indiquer s’il s’agissant d’un individu seul, d’une colonie (plantes du même âge) ou encore d’un peuplement (plantes de tous les stades d’âges) afin de bien cerner le niveau d’établissement des plantes sur le territoire.

Parmi les plantes exotiques envahissantes recensées dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge, on peut retrouver la berce du Caucase en forte densité et largement dispersé le long des cours d’eau, la renouée du japon qui est très bien établi aussi, le roseau commun (phragmite) qui se retrouve partout dans le monde en quantité importante, le nerprun bourdaine et le nerprun cathartique, et fort assurément l’alpiste roseau malgré des difficultés d’identification. En conclusion, au vu des différents paysages et des habitats diversifiés du bassin versant de la rivière du Cap Rouge, le CBRCR a dénombré six espèces de plantes exotiques envahissantes établies sur son territoire.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (voir plan d’action 2014).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 2C : Maintenir ou restaurer l’intégrité des écosystèmes aquatiques et riverains et limiter les impacts des activités humaines sur ceux-ci.

Action 2Cb – Maintenir à jour la caractérisation des rives des lacs et cours d’eau du territoire

Orientation 2D : Préserver la biodiversité des milieux aquatiques et riverains.

Action 2Da – Réaliser des campagnes de sensibilisation et d’intervention pour contrôler la présence d’espèces envahissantes pouvant nuire aux écosystèmes aquatiques et riverains.

Partenaires

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (aujourd’hui le ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques) et la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.

2010 – Projet de recherche et développement sur le transport sédimentaire dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Déterminer l’influence de l’occupation du sol et des précipitations sur la quantité et la qualité des sédiments transportés dans le réseau hydrique ;
    • Développer et vérifier l’efficacité de trappes à sédiments expérimentales pour mesurer le taux de déposition de sédiments dans le fond des cours d’eau ;
    • À long terme, déterminer si le taux de déposition et la granulométrie des sédiments à l’embouchure de la rivière ont subi des variations importantes liées aux évènements hydrologiques des dernières années.

Résumé du projet

Le projet de recherche et développement de 2009-2010 vise à fournir de nouveaux outils pour mesurer l’influence de l’occupation du sol (forestier, agricole, urbain) du bassin versant de la rivière du Cap Rouge et à observer dans quelles conditions le transport des sédiments est plus important.
Le protocole établi comprenait plusieurs échantillonnages pour déterminer la qualité de l’eau et des sédiments de la rivière, une caractérisation de l’habitat des poissons et l’installation de trappes expérimentales visant à mesurer les dépôts de sédiments dans le fond du cours d’eau. Ces trappes à sédiments, développées par la société Roche, permettent de mesurer efficacement la qualité des sédiments transportés lors d’importantes précipitations.
L’analyse des résultats démontre que l’occupation du sol a une influence sur la qualité de l’eau de la rivière. On observe une plus grande quantité de sédiments fins et riches en matières organiques lorsque le couvert forestier est faible, ce qui joue un rôle important sur la qualité des habitats des poissons et des espèces aquatiques qui vivent dans la rivière du Cap rouge. En parallèle, il a été démontré que le faible taux de superficies forestières et le haut taux d’imperméabilisation sont responsables des changements dans le réseau hydrologique, ainsi que de l’augmentation de l’érosion des berges en périodes de grandes crues.
Plusieurs actions sont donc à favoriser pour une meilleure gestion du transport des sédiments dans le bassin versant :
1. La revégétalisation des bandes riveraines ;
2. L’augmentation de la superficie boisée sur le territoire ;
3. La réduction des superficies imperméables ;
4. La conservation des milieux naturels et humides.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2009).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 2C : Conserver l’intégrité des milieux hydriques et limiter les impacts des activités humaines sur ceux-ci.

Action 2Ck – Acquérir les connaissances nécessaires à la planification d’interventions en la matière.

Acquérir les connaissances nécessaires afin d’évaluer la nécessité de travaux d’aménagements pour le contrôle des sédiments dans la rivière du Cap Rouge.

Partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec la Ville de Québec, le bureau d’étude Roche Itée Groupe-conseil, Firme XpertSea et le laboratoire Exova, ainsi que plusieurs bénévoles.

Publications associées

Rapport trop volumineux, il peut-être envoyé si une demande est remplie.

2009 – Suivi de l’érosion des rives de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Brosser un portrait complet des rives de la rivière du Cap Rouge ;
    • Identifier les nouveaux foyers d’érosion ;
    • Cibler les segments problématiques qui nécessitent une attention particulière ou une intervention prioritaire.

Résumé du projet

Une visite de terrain a eu lieu à trois reprises sur une portion spécifique de la rivière du Cap Rouge, soit entre le seuil situé en amont du Boulevard Wilfrid-Hamel et le pont de la rue St-Félix, situé à l’embouchure du cours d’eau.  Lors de ces visites, une inspection complète des rives a été effectuée dans le but d’identifier les nouveaux foyers d’érosion.  Pour chaque nouveau foyer, les informations suivantes ont été notées : la longueur de la rive érodée (m), la présence d’arbres en péril, le positionnement GPS des segments et les photographies de tous les segments.

La présence d’obstacles à l’écoulement a également été notée et une classe de priorité d’interventions de 1 à 3, la classe 1 étant celle nécessitant une intervention à très court terme, a été attribuée à chacun des nouveaux foyers d’érosion. Différentes cartes et tableaux ont alors permis d’identifier 81 segments de rives en érosion pour un total de 3 772 mètres.  Les résultats démontrent que les foyers d’érosion les plus importants sont situés sur l’ancien territoire de la municipalité de Ste-Foy bien que certains sur l’ancien territoire de la ville de Cap Rouge soient aussi prioritaires.  Certains segments sont considérés comme stables tandis que d’autres s’aggravent et méritent une attention particulière.

Finalement, selon les recommandations émises, les segments les plus problématiques devraient être rapidement stabilisés, puisqu’ils menacent la pérennité d’éléments bâtis, les arbres tombés dans la rivière seront coupés afin d’éviter le risque de formation d’embâcles et un suivi annuel devrait être effectué pour les segments moins prioritaires afin de s’assurer que les problèmes d’érosion ne s’aggravent pas.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (voir Plan d’action 2009)

Le Plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBVC)

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés.

Action 1Dg – Procéder à la stabilisation de berges lorsque la sécurité des personnes ou des biens est compromise et pour toute intervention de contrôle de l’érosion en berge, privilégier les méthodes de stabilisation végétales

Partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec la ville de Québec et la firme d’éco ingénierie Écogénie.