2010 – Projet de recherche et développement sur le transport sédimentaire dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Déterminer l’influence de l’occupation du sol et des précipitations sur la quantité et la qualité des sédiments transportés dans le réseau hydrique ;
    • Développer et vérifier l’efficacité de trappes à sédiments expérimentales pour mesurer le taux de déposition de sédiments dans le fond des cours d’eau ;
    • À long terme, déterminer si le taux de déposition et la granulométrie des sédiments à l’embouchure de la rivière ont subi des variations importantes liées aux évènements hydrologiques des dernières années.

Résumé du projet

Le projet de recherche et développement de 2009-2010 vise à fournir de nouveaux outils pour mesurer l’influence de l’occupation du sol (forestier, agricole, urbain) du bassin versant de la rivière du Cap Rouge et à observer dans quelles conditions le transport des sédiments est plus important.
Le protocole établi comprenait plusieurs échantillonnages pour déterminer la qualité de l’eau et des sédiments de la rivière, une caractérisation de l’habitat des poissons et l’installation de trappes expérimentales visant à mesurer les dépôts de sédiments dans le fond du cours d’eau. Ces trappes à sédiments, développées par la société Roche, permettent de mesurer efficacement la qualité des sédiments transportés lors d’importantes précipitations.
L’analyse des résultats démontre que l’occupation du sol a une influence sur la qualité de l’eau de la rivière. On observe une plus grande quantité de sédiments fins et riches en matières organiques lorsque le couvert forestier est faible, ce qui joue un rôle important sur la qualité des habitats des poissons et des espèces aquatiques qui vivent dans la rivière du Cap rouge. En parallèle, il a été démontré que le faible taux de superficies forestières et le haut taux d’imperméabilisation sont responsables des changements dans le réseau hydrologique, ainsi que de l’augmentation de l’érosion des berges en périodes de grandes crues.
Plusieurs actions sont donc à favoriser pour une meilleure gestion du transport des sédiments dans le bassin versant :
1. La revégétalisation des bandes riveraines ;
2. L’augmentation de la superficie boisée sur le territoire ;
3. La réduction des superficies imperméables ;
4. La conservation des milieux naturels et humides.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2009).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

Orientation 2C : Conserver l’intégrité des milieux hydriques et limiter les impacts des activités humaines sur ceux-ci.

Action 2Ck – Acquérir les connaissances nécessaires à la planification d’interventions en la matière.

Acquérir les connaissances nécessaires afin d’évaluer la nécessité de travaux d’aménagements pour le contrôle des sédiments dans la rivière du Cap Rouge.

Partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec la Ville de Québec, le bureau d’étude Roche Itée Groupe-conseil, Firme XpertSea et le laboratoire Exova, ainsi que plusieurs bénévoles.

Publications associées

Rapport trop volumineux, il peut-être envoyé si une demande est remplie.

2009 – Portrait du bassin versant de la rivière du Cap Rouge

Objectif

Réaliser le portrait du bassin versant de la rivière du Cap Rouge comme première étape de l’élaboration du Plan directeur de l’eau (PDE)

Résumé du projet

La réalisation d’un plan directeur de l’eau (PDE) nécessite deux éléments principaux, soit : la réalisation d’un portrait du bassin versant, ainsi qu’un diagnostic de ce dernier. Un PDE sert d’outil d’encadrement vers une utilisation responsable et concertée de la ressource « eau » et s’inscrit dans la gestion intégrée de l’eau par bassin versant. C’est un mode de gestion qui consiste à favoriser la concertation entre les différents usagers de l’eau (citoyens, municipalités, agriculteurs, industries, etc.) dans le but de concilier les usages et coordonner les actions à entreprendre.

Le portrait, première étape de la réalisation du PDE, est nécessaire pour mieux connaitre le bassin versant, il permet notamment de porter un jugement éclairé sur la valeur et l’état du bassin versant.

Avec ses 82 km2, le bassin versant de la rivière du Cap Rouge présente une diversité importante de caractéristiques physiques, chimiques, biologiques et humaines proportionnellement à son territoire. Le document réalisé en 2009 présente donc de manière détaillée ces différentes caractéristiques en passant notamment de la présentation des limites du bassin versant à sa géomorphologique, mais aussi en détaillant ses écosystèmes, son contexte historique, démographique et naturellement la présence de la ressource en eau.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR – Plan d’action 2009).

Le plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versant de la Capitale (OBVC).

L’analyse des bassins versants est l’étape fondamentale de l’élaboration d’un PDE. Elle permet de faire ressortir les problèmes liés à l’eau et aux écosystèmes associés. À partir de cette analyse, il sera possible de déterminer les enjeux réels des bassins versants et d’élaborer un plan d’action efficace. L’analyse se divise en deux parties distinctes, mais intimement liées : le portrait et le diagnostic.

Partenaires

Pour la réalisation de document, il y a eu la participation d’un grand nombre de partenaires :

2009 – Suivi de l’érosion des rives de la rivière du Cap Rouge

Objectifs

    • Brosser un portrait complet des rives de la rivière du Cap Rouge ;
    • Identifier les nouveaux foyers d’érosion ;
    • Cibler les segments problématiques qui nécessitent une attention particulière ou une intervention prioritaire.

Résumé du projet

Une visite de terrain a eu lieu à trois reprises sur une portion spécifique de la rivière du Cap Rouge, soit entre le seuil situé en amont du Boulevard Wilfrid-Hamel et le pont de la rue St-Félix, situé à l’embouchure du cours d’eau.  Lors de ces visites, une inspection complète des rives a été effectuée dans le but d’identifier les nouveaux foyers d’érosion.  Pour chaque nouveau foyer, les informations suivantes ont été notées : la longueur de la rive érodée (m), la présence d’arbres en péril, le positionnement GPS des segments et les photographies de tous les segments.

La présence d’obstacles à l’écoulement a également été notée et une classe de priorité d’interventions de 1 à 3, la classe 1 étant celle nécessitant une intervention à très court terme, a été attribuée à chacun des nouveaux foyers d’érosion. Différentes cartes et tableaux ont alors permis d’identifier 81 segments de rives en érosion pour un total de 3 772 mètres.  Les résultats démontrent que les foyers d’érosion les plus importants sont situés sur l’ancien territoire de la municipalité de Ste-Foy bien que certains sur l’ancien territoire de la ville de Cap Rouge soient aussi prioritaires.  Certains segments sont considérés comme stables tandis que d’autres s’aggravent et méritent une attention particulière.

Finalement, selon les recommandations émises, les segments les plus problématiques devraient être rapidement stabilisés, puisqu’ils menacent la pérennité d’éléments bâtis, les arbres tombés dans la rivière seront coupés afin d’éviter le risque de formation d’embâcles et un suivi annuel devrait être effectué pour les segments moins prioritaires afin de s’assurer que les problèmes d’érosion ne s’aggravent pas.

Problématiques associées

Le Plan d’action est élaboré par le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (voir Plan d’action 2009)

Le Plan directeur de l’eau est élaboré par l’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBVC)

Orientation 1D : Réduire la turbidité et les quantités de MES dans les cours d’eau touchés par une surabondance, et éviter la dégradation de ceux qui sont moins perturbés.

Action 1Dg – Procéder à la stabilisation de berges lorsque la sécurité des personnes ou des biens est compromise et pour toute intervention de contrôle de l’érosion en berge, privilégier les méthodes de stabilisation végétales

Partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec la ville de Québec et la firme d’éco ingénierie Écogénie.